« Lumières du
Mont »
Visites acoustiques dansées
autour de Hildegard von Bingen
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20-21-22 juin 2008
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MONT SAINTE-ODILE
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Friederike Schulz, metteur en scène
Thomas Vandevenne, percussionniste
Mora vocis, voix de femmes solistes
Richard Caquelin, chorégraphe
Marie Le Roy, Marina Robert, Alison
Weit, danseuses
Cathy Strub, costumière
20 juin à 18h
suivi d'un dîner médiéval
21 juin à 18h et 21h
dîner médiéval à 19h30 après ou avant le concert
22 juin à 7h30 et 16h
suivi d'un petit-déjeuner médiéval à 9h et d'un goûter à 17h
Dans le
cadre du Festival Voix et Route Romane, Friederike Schulz, metteur en scène,
Mora Vocis, Richard Caquelin, danseur et chorégraphe et Jérôme Hess,
guide-conférencier présentent un parcours initiatique sur le site du Mont St
Odile sous forme de visites acoustiques dansées.
De lieu en
lieu, chanteuses et danseuses nous emmèneront de Sainte Odile à Hildegard von
Bingen et Herrade de Landsberg. Mouvements, sonorités et lumières se réunissent
alors en une véritable création d'éléments anciens et nouveaux. Le fil musical
sera constitué de chants sacrés d'Hidegard von Bingen, de polyphonies plus
tardives et de morceaux contemporains.
Mora vocis - Voix de femmes solistes
Monique Avril- Hélène Decarpignies -
Caroline Marçot - Annie Paris
A
la rencontre des lieux et de leur histoire, les chanteuses de Mora Vocis proposent une manière vivante de découvrir notre patrimoine architectural et
musical à travers l'instrument commun à tous : la voix. Elles révèlent par
leur voix et leur mise en espace le lien, si étroit au Moyen Âge, entre son et
architecture à travers l'harmonie des proportions. Interprétant leur répertoire
de mémoire, les chanteuses accèdent à une liberté qui leur permet d'être
beaucoup plus proches du public, des oeuvres et des lieux. Guidées par cette
qualité d'écoute, elles évoluent sans direction et harmonisent à chaque instant
leurs voix dans l'espace de résonance qui s'offrent à elles.
Aiguisant
ainsi l'oeil et l'oreille, elles créent également dans des lieux les plus
variés des parcours poétiques singuliers lors de visites acoustiques ou
« visites déconcertantes » comme à la Chartreuse de
Villeneuve-lès-Avignon.
La parole est à...
Friederike Schulz, metteur en scène
« Pour la mise
en espace des Visites acoustiques dansées du Mont- Ste- Odile, nous avons
programmé suffisamment de temps de préparation afin de nous imprégner des
lieux, de nous en inspirer, car ce sont les lieux qui dictent tout en matière
de mise en scène. Il s'agit en effet de sentir un lieu, de le ressentir,
d'observer ce qui s'en dégage pour commencer à pouvoir élaborer la mise en
scène d'un spectacle...Le Mont Sainte-Odile est un lieu très intéressant, très
fort spirituellement...J'y ai été très réceptive personnellement... Lors des
visites acoustiques, les pratiques du chant, de la danse et des percussions
seront en interaction les unes avec les autres...et tout ceci se dégagera à
travers la mise en scène. Cette création est le fruit d'un travail d'équipe, où
chacun a amené son esthétique...Les éléments qui ont été une source d'inspiration
pour nous sont les notions d'extérieur et d'intérieur, de mysticisme, et
également le côté visionnaire d'Hildegard von Bingen.
En ce qui concerne
Hildegard von Bingen, je l'ai étudié pendant mes études, surtout par rapport à
la musique. Je la connaissais donc bien avant puisque j'avais inclus quelques
pièces de cette religieuse mystique dans certains de mes programmes... »
Richard Caquelin, danseur et chorégraphe
« Pour ce
spectacle, j'ai puisé mon inspiration dans la voix, les sources vocales, mais
aussi dans la féminité, la beauté, le ressenti intérieur, la plasticité de la
femme, sur fond d'images du Moyen- Age.
Ces thématiques
autour de la femme et de son corps sont une grande source d'inspiration pour
moi...Pour moi, l'inspiration vient réellement par la musique...
Je suis attiré, dans la perspective
chorégraphique, par les silhouettes de grandes femmes, qui représentent pour
moi la grâce, la beauté, et qui donnent à partager quelque chose quand elles
sont en harmonie avec la musique. Je m'inspire des voix, de leur poésie et des
corps graciles et gracieux, pour donner à voir et faire ressentir un certain
intimisme, une certaine poésie... »
Cathy Strub, costumière
Le Moyen- Age est une période d'un grand intérêt pour moi
car c'est une période de grande mutation à tous niveaux, la vêture en étant le
signe visible. Ce sera donc là qu'on commencera à déterminer visuellement les sexes... à partir de
ce moment, la culotte sera réservée aux
hommes, qui seront les seuls à en porter une et ce pour très longtemps... Les
femmes, les enfants, les ecclésiastiques, qui étaient considérés comme n'ayant
pas de sexe, ne porteront donc pas de
culotte mais garderont la robe.
Le « corps enseignant » composé d'ecclésiastiques
dans les universités notamment, gardera la robe. Les bains publiques, devenus de véritables
bordels, ont été interdits et fermés par l'Eglise au Moyen- Age ; motif
invoqué, la propagation des maladies par l'eau ! Aberration que cette peur
de l'eau, principe et source de vie ! D'où l'interdiction de se laver à
l'eau. Il a fallu le 19e s. pour se rendre compte que justement
c'était le manque d'hygiène qui était vecteur de maladies...
L'époque médiévale est intéressante pour moi, car
constitutive de l'époque actuelle, an niveau des vêtements et de qui porte
quoi... C'est également une plaque tournante d'un point de vue musical, il y a
une autre façon d'écrire la musique, les chansons de geste, les chansons de
séduction, les troubadours etc...
En ce qui concerne l'élaboration des costumes pour les
Visites acoustiques dansées autour d'Hildegard von Bingen, je me suis inspirée
de l'iconographie médiévale, de l'histoire du costume ; au niveau des
couleurs la toute nouvelle corporation des teinturiers du Moyen- Age établissait
les formules du bleu, du rouge, du vert. La musique qui sera jouée lors de ces
visites induit des matières souples. Je me suis aussi penchée sur les écrits de
Hildegard von Bingen et m'en suis inspirée...J'ai été étonnée de son rapport très
érotique à Dieu et la religion.
On a vu de grandes abbesses diriger des couvents au Moyen-
Age mais que l'Eglise s'est chargée très rapidement d'évincer. Là aussi
s'en est suivi un changement profond au niveau du statut de la femme relayé par
une lecture de la bible défavorable aux femmes. Le serpent symbole de
connaissance est devenu expression de la tentation amenée par la femme qui à ce
moment devra enfanter dans la douleur.
En page 40 du programme, une erreur s'est glissée dans l'intervention de Cathy Strub, le texte ci-dessus est la version corrigée.
Thomas Vandevenne, percussionniste
Percussionniste de formation classique et batteur de jazz (premier prix de percussion et premier prix de jazz du Conservatoire National
de Région de Strasbourg), c'est principalement
dans les musiques improvisées qu'il s'épanouit . Après de multiples
expériences dans ce domaine, notamment le septet de jazz « Madame
Thomas » qu'il crée et dirige de 1992 à 2000 et pour lequel il compose, il
s'intéresse aux musiques traditionnelles et aux musiques anciennes qu'il aborde
avec la liberté du jazzman.
Sa passion pour les musiques modales et
ces nouveaux répertoires l'incitent à travailler les percussions digitales et
plus particulièrement le zarb avec Djamchid Chemirani avec lequel il se forme
actuellement.
Depuis 1998, il
accompagne régulièrement à travers l'Europe le chanteur Thomas Clements
notamment au sein du trio Voice Changers ainsi que la chanteuse Mireille Marie
depuis 2004.
Parallèlement à son
activité de musicien, Thomas Vandevenne enseigne
au Conservatoire National de Région de
Strasbourg.
Marie Le Roy, danseuse
Marie Le Roy suit d'abord une formation
classique au Conservatoire Régional de Strasbourg, puis s'initie au jazz et contemporain à l'Ecole
Municipale de danse de Strasbourg. Elle danse notamment dans de nombreuses
opérettes à l'opéra du Rhin (Show Boat, Cendrillon, Béatrice et Benedict...),
et au Théâtre du Châtelet à Paris (Carmen). Parallèlement, elle participe à
deux reprises au festival l'ill aux lumières de Strasbourg, et fait partie
d'une création au sein de la compagnie contemporaine La Licorne à Reims. En 2006,
elle obtient son diplôme d'état jazz au
centre national de la danse à Paris.
Marina
Robert, danseuse
Marina ROBERT née en 1982 en Indonésie débute la danse à l'Ecole Nationale Supérieure de Marseille Roland
PETIT en 1993. Elle entre au Conservatoire National Supérieur de Musique et
de Danse de Paris en 1997 et est engagée au Ballet de l'Opéra du Rhin en 2002 puis intègre la Compagnie ECUIDESS
en 2007.
Alison Weit,
danseuse
Après avoir suivi une
formation dans les deux écoles les plus connues d'Angleterre, Central Ballet
School et Legat, Alison Weit, 27 ans et d'origine anglaise se lance dans
une carrière internationale. Installée en France elle a été remplaçante Meneuse
au Paradis Latin, Soliste au Royal Palace, et plus récemment engagée dans une grande production au Théâtre du
Châtelet. Elle fait partie de la compagnie Ecuidess à Strasbourg.
Menu
Médiéval au Mont Sainte-Odile
Vendredi 20 juin 08, 19 h30,
Samedi 21
juin 08, 19h30, avant ou après la visite
Hypocras aux épices
Porée blanche
Charbonnée de porc au vin rouge
Mahlknepfle à la ciboulette
Fromage d'Alsace
Darioles de cresme
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Petit
déjeuner médiéval au Mont Sainte-Odile
Dimanche 22
juin 08, 9h après la visite
Soupe aux orties sans pomme de terre
Jambon rôti au miel
Lentilles au lard
Salade de topinambours
Salade de rutabaga
Compote de pomme à la cannelle
Gâteau de Rosheim (Ropfküche)
Confitures et marmelades de saison
Fromage blanc battu
Miels d'Alsace
Pain paysan
Infusion d'herbes
Lait chaud à la chicorée
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Goûter
médiéval au Mont Sainte-Odile
Dimanche 22
juin 08, 17h, après la visite
Pain d'épices du couvent de l'Oelenberg
Tisanes, lait chaud ou froid
au miel/chicorée/arome eau de rose
ou fleur d'oranger
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